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Du photon à la mitochondrie

Une seule enzyme explique presque tout le reste.

La luminothérapie rouge n'est pas de la chaleur, pas des UV, et pas de la magie. C'est une réaction photochimique précise, dans un organite précis, à des longueurs d'onde précises. Voici la chaîne complète, et là où elle s'arrête.

600–950 nm, la fenêtre optique où le tissu humain laisse passer la lumière
0 UV aucune longueur d'onde ultraviolette dans le spectre utilisé
5–6 J par point, la dose qui ressort des méta-analyses sur le muscle
10–20 minutes par zone, la durée sur laquelle les protocoles convergent

Le mécanisme

Quatre étapes, et rien à croire sur parole.

Cette chaîne est celle décrite par la revue de référence du Wellman Center for Photomedicine de Harvard. Elle reste une hypothèse dominante, pas un dogme.

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Le photon traverse la peau

Entre 600 et 950 nm, l'hémoglobine et l'eau absorbent peu : c'est la fenêtre optique du tissu vivant. En dessous, le sang absorbe tout ; au-dessus, l'eau prend le relais. Cette fenêtre n'est pas un choix marketing, c'est une contrainte physique.

La cytochrome c oxydase l'absorbe

Cette enzyme est le dernier maillon de la chaîne respiratoire, dans la mitochondrie. Ses centres cuivre et hème absorbent précisément dans le rouge et le proche infrarouge. C'est le photorecepteur identifié par Tiina Karu.

Le monoxyde d'azote lâche prise

Sous stress, du monoxyde d'azote vient se fixer sur l'enzyme et freine le transport d'électrons. L'hypothèse dominante est que le photon déplace cette molécule. Libérée, elle dilate aussi les vaisseaux — d'où la rougeur pendant la séance.

L'ATP remonte, la cellule signale

Le transport d'électrons repart, la production d'ATP augmente, et des cascades de signalisation s'activent : synthèse protéique, migration cellulaire, réponse anti-inflammatoire. C'est à ce niveau, et pas avant, que les effets observés en essai clinique deviennent plausibles.

Les longueurs d'onde

Sept spectres, sept rôles différents.

Un nanomètre décide de la profondeur atteinte et de la molécule qui absorbe. Le spectre complet, les profondeurs relatives et la correspondance avec chaque appareil ont leur propre page.

Voir les longueurs d'onde

La dose

Plus long et plus fort n'est pas mieux. C'est mesuré.

La photobiomodulation suit une réponse biphasique : l'effet monte avec la dose, atteint un plateau, puis redescend. C'est le point que le marketing du secteur évite le plus soigneusement.

Pourquoi nous l'écrivons

Durée

Les protocoles convergent autour de 10 à 20 minutes par zone. Doubler la séance ne double pas le résultat, et peut le réduire.

Fréquence

Trois à cinq séances par semaine, tenues sur plusieurs semaines. Les essais sur la peau et les cheveux mesurent à seize semaines, pas à sept jours.

Distance

Pour un panneau, entre 15 et 50 cm selon l'irradiance de l'appareil. Un appareil porté — masque, genouillère, botte — supprime cette variable.

Régularité

C'est la variable la plus déterminante, et la seule qui dépende entièrement de vous. Un appareil que vous n'utilisez pas a une efficacité de zéro, quels que soient ses nanomètres.

Sécurité

Ce qu'il faut savoir avant la première séance.

Y a-t-il des UV ?

Non. Le spectre utilisé commence à 590 nm, très au-dessus des ultraviolets qui s'arrêtent à 400 nm. Il n'y a ni bronzage, ni risque photo-carcinogène lié aux UV. La chaleur ressentie vient des LED elles-mêmes, pas d'un effet infrarouge lointain.

Faut-il protéger les yeux ?

Ne fixez pas les LED. La lumière n'est pas dangereuse aux irradiances domestiques, mais elle est éblouissante dans le rouge visible et invisible dans le proche infrarouge — le réflexe de clignement ne vous protège donc pas. Fermez les yeux ou utilisez les lunettes fournies avec l'appareil.

Qui doit demander un avis médical d'abord ?

Toute personne enceinte, sous traitement photosensibilisant (certains antibiotiques, rétinoïdes, millepertuis), présentant une lésion cutanée non diagnostiquée, une pathologie oculaire, une épilepsie photosensible — les modes pulsés sont alors à éviter — ou suivant un traitement oncologique. Nos appareils sont des produits de bien-être : ils ne remplacent aucun avis médical.

Au bout de combien de temps voit-on quelque chose ?

Cela dépend de ce que vous mesurez. Sur la récupération musculaire, les essais observent un effet dès la première séance. Sur la peau et les cheveux, les études de référence mesurent à seize semaines de séances régulières. Méfiez-vous de toute marque qui promet un résultat visible en une semaine.

Un appareil plus puissant est-il meilleur ?

Pas au-delà d'un certain seuil. La réponse biphasique signifie qu'au-delà de la dose optimale, l'effet redescend. Une irradiance élevée permet surtout de raccourcir la séance — elle ne remplace pas la régularité, et elle rend le respect des durées plus important, pas moins.

Comment comparer deux appareils honnêtement ?

Regardez l'irradiance en mW/cm² à une distance annoncée, les longueurs d'onde exactes en nanomètres, et la surface réellement couverte. Un nombre de LED seul ne dit rien. Nos paramètres figurent sur chaque fiche produit, et notre méthode de sélection est détaillée dans nos valeurs.

Les questions d'essai, de garantie et de certification sont regroupées sur la FAQ générale.